21.11.2009

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »


« De même que nous sommes à l'image de l'homme pétri de terre, de même nous serons à l'image de celui qui vient du ciel ; car, pétri de terre, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel. » Si nous agissons ainsi, mes bien-aimés, nous ne mourrons plus à l'avenir. Même si notre corps se dissout, nous vivrons dans le Christ, selon sa propre affirmation : « Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. » Nous sommes certains, sur le témoignage du Seigneur lui-même, qu'Abraham, Isaac, Jacob et tous les saints sont vivants. Car c'est à leur sujet que le Seigneur dit : « Tous sont vivants pour lui, car il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. » Et l'apôtre Paul dit, en parlant de lui-même : « Pour moi, vivre, c'est le Christ, et mourir m'est un gain. J'ai le désir de m'en aller et d'être avec le Christ. » Et encore : « Tant que nous habitons dans ce corps, nous sommes en exil loin du Seigneur. En effet, nous cheminons dans la foi, nous ne voyons pas. » C'est là ce que nous croyons, frères bien-aimés. D'ailleurs : « Si nous avons mis notre espoir en ce monde seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. »

La vie en ce monde, comme vous le voyez vous-mêmes, est la même pour les animaux, les bêtes sauvages, les oiseaux, et pour nous-mêmes, et elle peut être plus longue pour eux. Mais ce qui est propre à l'homme, c'est ce que le Christ nous a donné par son Esprit, et qui est la vie sans fin, mais à condition que nous ne péchions plus...: « Le salaire du péché, c'est donc la mort ; le don de Dieu, c'est la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur. »

Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390), évêque
Homélie sur le baptême, 6 -7 ; PL 13, 1093 (trad. bréviaire)


(Références bibliques : 1Co 15,49.47; Jn 11,25; Ph 1,21.23; 2Co 5,6-7; 1Co 15,19; Rm 6,23)



12.11.2009

De retour de Normandie

Quelques mots pour vous dire que je viens de passer trois jours de vacances avec mon épouse en Normandie. Nous sommes allés à Deauville, Trouville, Cabourg, Honfleur, Etretat, quelques villages du pays d'Auge et enfin Lisieux, la ville de Sainte Thérèse. Le beau temps nous a accompagné ce qui est très appréciable à cette période. J'ai particulièrement aimé Trouville, plus vivant à mon goût que Deauville. Honfleur est un ville magnifique, l'architecture y est très belle, à noter l'église Sainte Catherine qui vaut vraiment le détour. Etretat et ses falaises, paysages grandioses et les villages du pays d'Auge dont le très joli Beuvron en Auge et ses belles maisons à colombages. Ca m'a rappelé l'Alsace, région chère à mon coeur. Nous avons fini notre voyage en passant par Lisieux pour nous recueillir dans la basilique dédiée à la petite Thérèse. J'ai une affection toute particulière pour cette "petite" sainte, docteur de l'église. Quand on voit ce qu'elle a accompli presque sans sortir de son cloitre et quand on voit l'impact qu'elle a encore aujourd'hui, il faut être aveugle...ou idiot pour ne pas y voir la main de Dieu. Bref ce fut un beau séjour. La France est vraiment un beau pays, je le savais depuis bien lontemps mais j'en suis encore plus convaincu.

07.11.2009

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent »

Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés. Purifiez votre âme ; rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l'appel du Sauveur qui vous redit : « Viens et suis-moi » (Mc 10,21). Il est la voie où marche celui qui a le coeur pur ; la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions.

Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens. Il sait qu'il les possède plus pour ses frères que pour lui-même. Il reste maître de ses richesses au lieu d'en devenir esclave ; il ne les enferme pas en son âme pas plus qu'il n'enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une oeuvre toute divine. Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d'un coeur libre. Cet homme-là, Dieu le déclare « bienheureux » ; il l'appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des cieux (Mt 5,3)...

A l'opposé, il y a celui qui blottit sa richesse en son coeur, au lieu du Saint Esprit. Celui-là garde en lui ses terres, il accumule sans fin sa fortune, et ne s'inquiète que d'amasser toujours davantage. Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s'enlise dans le matériel. En fait, il n'est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19). Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du coeur, porte en lui un champ ou une mine, lui que la mort surprendra inévitablement au milieu de ses désirs déréglés ? « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. » (Mt 6,21)

 

Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien

 

Le dernier paragraphe m'a fait pensé à la majorité de nos contemporains qui ne s'attachent qu'au matériel dédaignant le spirituel. En lisant ces textes anciens, je suis souvent "bluffé" par la clairvoyance et la hauteur d'esprit des gens de l'époque. En la matière, c'est sûr, ils ont de grandes leçons à nous donner. 

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