05.12.2009

Un des jours les plus tristes de ma vie

Je viens de perdre mon grand-père, l'enterrement s'est déroulé hier, jour de mon anniversaire. Quelle immense tristesse. Je dois vous dire qu'il n'était pas mon grand-père par le sang car il avait épousé ma grand-mère en seconde noce. Cependant, il était bien mon grand-père par le coeur et c'est bien cela qui compte. Mon véritable grand-père. Il a multiplié les gestes d'amour de mon enfance à ma vie actuelle. Aimé de tous, un sens du contact hors du commun aidé par son accent chantant du sud-ouest, il faisait l'unanimité autour de lui. L'affluence à ses obsèques en atteste logiquement. C'était ce que l'on peut appeler un "chic type", un "mec bien", une "bonne personne". Pépé tu me manques, je pleures encore et encore depuis hier. Cette nuit, j'ai mal dormi, mes réveils successifs étaient ponctués de pensées qui allaient vers toi et de sanglots étouffés pour ne pas réveiller mon épouse. Bien sûr j'ai prié pour toi et je le ferai encore. Je t'ai confié aux bons soins de Marie. Reposes en paix. Je t'aime mon pépé.

21.11.2009

« Il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants »


« De même que nous sommes à l'image de l'homme pétri de terre, de même nous serons à l'image de celui qui vient du ciel ; car, pétri de terre, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel. » Si nous agissons ainsi, mes bien-aimés, nous ne mourrons plus à l'avenir. Même si notre corps se dissout, nous vivrons dans le Christ, selon sa propre affirmation : « Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. » Nous sommes certains, sur le témoignage du Seigneur lui-même, qu'Abraham, Isaac, Jacob et tous les saints sont vivants. Car c'est à leur sujet que le Seigneur dit : « Tous sont vivants pour lui, car il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. » Et l'apôtre Paul dit, en parlant de lui-même : « Pour moi, vivre, c'est le Christ, et mourir m'est un gain. J'ai le désir de m'en aller et d'être avec le Christ. » Et encore : « Tant que nous habitons dans ce corps, nous sommes en exil loin du Seigneur. En effet, nous cheminons dans la foi, nous ne voyons pas. » C'est là ce que nous croyons, frères bien-aimés. D'ailleurs : « Si nous avons mis notre espoir en ce monde seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes. »

La vie en ce monde, comme vous le voyez vous-mêmes, est la même pour les animaux, les bêtes sauvages, les oiseaux, et pour nous-mêmes, et elle peut être plus longue pour eux. Mais ce qui est propre à l'homme, c'est ce que le Christ nous a donné par son Esprit, et qui est la vie sans fin, mais à condition que nous ne péchions plus...: « Le salaire du péché, c'est donc la mort ; le don de Dieu, c'est la vie éternelle par Jésus Christ notre Seigneur. »

Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390), évêque
Homélie sur le baptême, 6 -7 ; PL 13, 1093 (trad. bréviaire)


(Références bibliques : 1Co 15,49.47; Jn 11,25; Ph 1,21.23; 2Co 5,6-7; 1Co 15,19; Rm 6,23)



07.11.2009

« Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent »

Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés. Purifiez votre âme ; rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l'appel du Sauveur qui vous redit : « Viens et suis-moi » (Mc 10,21). Il est la voie où marche celui qui a le coeur pur ; la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions.

Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens. Il sait qu'il les possède plus pour ses frères que pour lui-même. Il reste maître de ses richesses au lieu d'en devenir esclave ; il ne les enferme pas en son âme pas plus qu'il n'enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une oeuvre toute divine. Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d'un coeur libre. Cet homme-là, Dieu le déclare « bienheureux » ; il l'appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des cieux (Mt 5,3)...

A l'opposé, il y a celui qui blottit sa richesse en son coeur, au lieu du Saint Esprit. Celui-là garde en lui ses terres, il accumule sans fin sa fortune, et ne s'inquiète que d'amasser toujours davantage. Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s'enlise dans le matériel. En fait, il n'est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19). Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du coeur, porte en lui un champ ou une mine, lui que la mort surprendra inévitablement au milieu de ses désirs déréglés ? « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. » (Mt 6,21)

 

Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien

 

Le dernier paragraphe m'a fait pensé à la majorité de nos contemporains qui ne s'attachent qu'au matériel dédaignant le spirituel. En lisant ces textes anciens, je suis souvent "bluffé" par la clairvoyance et la hauteur d'esprit des gens de l'époque. En la matière, c'est sûr, ils ont de grandes leçons à nous donner. 

31.10.2009

« Qui s'abaisse sera élevé »

L'humilité n'est pas seulement de nous défier de nous-mêmes, mais aussi de nous confier en Dieu ; la défiance de nous et de nos propres forces produit la confiance en Dieu, et de cette confiance naît la générosité d'esprit. La très sainte Vierge Notre Dame nous a montré un exemple très remarquable à ce sujet lorsqu'elle prononça ces mots : « Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole » (Lc 1,38). Quand elle dit qu'elle est la servante du Seigneur, elle fait un acte d'humilité le plus grand qu'il puisse jamais se faire, d'autant qu'elle oppose aux louanges que l'ange lui donne -- qu'elle sera mère de Dieu, que l'enfant qui sortira de ses entrailles sera appelé le Fils du Très-Haut, dignité plus grande que l'on eût pu jamais imaginer -- elle oppose, dis-je, à toutes ces louanges et grandeurs sa bassesse et son indignité, disant qu'elle est la servante du Seigneur. Mais notez bien que dès qu'elle a rendu le devoir à l'humilité, tout de suite elle fait une pratique de générosité très excellente, en disant : « Qu'il me soit fait selon ta parole ».

Il est vrai, voulait-elle dire, que je ne suis, en aucune façon, capable de cette grâce, eu égard à ce que je suis de moi-même, mais en tant que ce qui est bon en moi est de Dieu et que ce que tu me dis est sa très sainte volonté, je crois que cela peut
se faire et qu'il se fera ; et, sans douter aucunement, elle dit : « Qu'il me soit fait ainsi que tu le dis ».

 

Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église
Entretien 5 (in Desjardins, Le Livre des quatre amours, Desclée 1964, p. 142 rev. ; français modernisé)

27.10.2009

Seine Saint Denis, l'envers du décor

Un article édifiant sur la Seine Saint Denis à lire sur le site du journal Le Monde :

 

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/26/seine-sa...

 

C'est vrai que cet article pose de graves questions. Voici quelques chiffres en résumé :

  • Département de 1,5 million d'habitants
  • Entre 1999 et 2006, le nombre d'étrangers y a progressé de 22,4% contre une augmentation de 3,7% de Français
  • entre 1999 et 2006, la Seine-Saint-Denis a absorbé autant d'étrangers que tous les autres départements d'Ile-de-France réunis, en dehors de Paris
  • Dans certaines villes, la proportion d'étrangers dépasse désormais les 30% : Clichy-sous-Bois (37,2 %) ou Aubervilliers (34,6 %).
  • Entre 100 000 et 300 000 immigrés clandestins
  • 1 472 agressions recensées en 2008 contre 1 137 en 2005
  • 50 000 allocataires du RSA,
  • 12% de la population qui bénéficie de la couverture médicale universelle (CMU)

 

 

 

25.10.2009

Il Divo - Mama

Un clip superbe sur une musique et des voix magnifiques. Les paroles racontent l'amour d'une mère, émouvant. J'ai apprécié le passage où un enfant embrasse une statut de la vierge....

http://www.youtube.com/watch?v=awSUmNMsFlA

24.10.2009

At the cross

Un magnifique chanson de Hillsong dont je ne me lasse pas :

http://www.deezer.com/listen-2605427

21.10.2009

Clandestins de Calais

Un ami m'a transmis ce texte vu dans le courrier des lecteurs du journal Le Monde. C'est un général français en "retraite" qui s'exprime :

J’étais révolté en regardant les informations le 27 septembre. A Calais et diverses villes de France, de jeunes Afghans, en pleine forme, venus chercher fortune en Europe, sont contrôlés par la police et remis en liberté par la justice française.

Tous les jours, de jeunes militaires américains, britanniques, français etc. se font tuer pour défendre en Afghanistan les droits de l’homme et de la femme. Pendant ce temps, des Français dont la générosité dépasse le bon sens, entretiennent ces jeunes Afghans qui ont refusé de participer au combat que nous menons. Cela porte un nom : ils sont insoumis ou déserteurs.

Si notre gouvernement croit sérieusement à l’engagement occidental en Afghanistan, pourquoi ne pas avoir embarqué ces jeunes gens dans des avions pour Kaboul, et les avoir confiés aux centres de formation des polices et des armées afghanes ? Si au nom des droits de l’homme, de jeunes Afghans doivent rester paisiblement en Europe pendant que nos soldats se font tuer à leur place, il vaudrait mieux rapatrier nos troupes, et vite.

 

Général (2e section) J.G.Salvan


27.09.2009

« Celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ...ne restera pas sans récompense »


Donne les biens de ce monde et reçois les biens éternels. Donne la terre et reçois le ciel. Mais à qui donner ?... Écoute l'Écriture te dire comment prêter au Seigneur lui-même : « Celui-là prête au Seigneur, qui a pitié du pauvre » (Pr 19,17). Assurément Dieu n'a pas besoin de toi ; mais un autre en a besoin. Ce que tu donnes à l'un, un autre le reçoit. Car le pauvre n'a pas de quoi te rendre ; il le voudrait, mais il ne trouve rien ; seule demeure en lui sa volonté bienveillante de prier pour toi. Mais quand un pauvre prie pour toi, c'est comme s'il disait à Dieu : « Seigneur, j'ai reçu un prêt, sois ma caution ». Dès lors, si le pauvre auquel tu as affaire est insolvable, il a un bon garant, car Dieu te dit : « Donne avec assurance, c'est moi le répondant... C'est moi qui rendrai, c'est moi qui reçois, c'est à moi que tu donnes ».

Crois-tu que Dieu te dise : « C'est moi qui reçois, c'est à moi que tu donnes » ? Oui, assurément, si le Christ est Dieu, et là il n'y a pas de doute. Car il a dit : « J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ». Et comme on lui demande : « Quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim ? », il veut montrer qu'il est réellement le garant des pauvres, qu'il répond pour tous ses membres... Il déclare : « Ce que vous avez fait au plus petit de mes disciples, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25,35s).

Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
3e Sermon sur le psaume 36 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 1005 rev.)

06.09.2009

La France change....

 

J' habite depuis peu en Seine Saint Denis. Aujourd'hui je suis allé à la messe dans ma nouvelle église. Le prêtre a fait une homélie courageuse et clairvoyante. Il nous a posé ces questions :

Qui sommes-nous ? Quelle est notre histoire, quel est notre héritage ? Quelle est notre culture ? Où sommes nous ?

Il a enchainé sur le fait que dans certaines associations du secteur, les repas se font tous avec de la nourriture halal pour ne pas froisser les membres musulmans. Oh bien sûr c'est plus facile comme ça . Les gens ne s'en offusquent pas mais tout doucement leurs habitudes sont en train de changer.

Qui sommes-nous ? Quelle est notre histoire, quel est notre héritage ? Quelle est notre culture ? Où sommes nous ?

L'évêque de Pontoise se serait fait refuser l'entrée en Algérie alors qu'il souhaitait visiter la communauté chrétienne de ce pays. Qui en a parlé dans les médias ? A l'opposé, la France accueille des imams algériens dans les mosquées françaises. Pourquoi l'état français n'exige pas la réciprocité.

Qui sommes-nous ? Quelle est notre histoire, quel est notre héritage ? Quelle est notre culture ? Où sommes nous ?

Les politiques et les médias se retranchent souvent dans la laïcité dite « à la française ». Cette laïcité est de plus en plus sélective. A force de vouloir « défendre » une communauté jusqu'à présent minoritaire, on autorise ou on tolère aux plus intégristes de nombreux abus. Il y aurait beaucoup de choses à dire ; les horaires aménagés dans les piscines, la nourriture des écoles, les problèmes dans les hôpitaux avec les médecins hommes, les sapins de Noël retirés des lieux publics etc...Je ne vise pas les muslumans pratiquants qui vivent leur religion sans problème mais je parle de ceux qui veulent nous imposer leur vision des choses.

Qui sommes-nous ? Quelle est notre histoire, quel est notre héritage ? Quelle est notre culture ? Où sommes nous ?

Je ne suis pas un raciste, haineux et xénophobe. J'ai beaucoup voyagé et j'ai des amis de toutes races et de toutes religions sur tous les continents. Je sais que la qualité d'un homme n'est pas dans sa couleur de peau ni dans le Dieu qu'il vénère. Je suis simplement un français qui se pose des questions devant l'évolution de la société de mon pays. Je pense que nous devons être vigilants et qu'il est de mon devoir d'en parler. Les minorités savent se faire entendre, les chrétiens doivent le faire aussi. En Egypte, en Irak, en Chine, les chrétiens sont discriminés et n'ont pas le droit à la parole.

Le prêtre que j'ai entendu aujourd'hui a eu mille fois raison de nous interroger.

Qui sommes-nous ? Quelle est notre histoire, quel est notre héritage ? Quelle est notre culture ? Où sommes nous ?

 

 

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